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Top 14
Vendredi 2 décembre 2011

Un autre derby…

Voilà un immense privilège que nous réserve le Top 14, au gré du calendrier et d’une épidémie d’oreillons qui s’est incrustée dans les vestiaires de certaines équipes. Deux derbys dans la même semaine. Un luxe pour les passionnés de rugby. La rencontre entre les voisins basques de Bayonne et de Biarritz s’est tenue en premier lieu, dans la fraîcheur d’un mardi soir, inhabituel jour de rendez-vous pour une rencontre de Top 14. Un sacré derby entre deux formations à la peine en championnat. Un match âpre, dure, parfois violent, durant lequel les joueurs des deux équipes ont très vite échangé des amabilités. Imanol Harinordoquy peut en témoigner. Son père Lucien n’a pu résister à faire irruption sur la pelouse d’Aguiléra lorsqu’il vit son « petit » (1, 90 m, 110 kg) se faire malmener par deux ennemis bayonnais. Une scène incroyable, mais belle, qui démontre la singularité du derby basque. Il remplit les colonnes des journaux, alimente les discussions et déchaîne les passions, pour certaines paternelles.

Place maintenant au derby francilien entre le Stade Français et le Racing-Métro, ce samedi au Stade de France. Plus jeune et moins ancestrale que son grand frère du Pays basque, il n’est pas incontournable dans le paysage rugbystique français. Ou du moins pas encore. Moins de passions dans les tribunes, moins de débats enflammés au comptoirs des bistrots. Mais à n’en pas douter un vrai intérêt sur le terrain car le Stade Français pourrait revenir à la hauteur de son voisin de Colombes en cas de victoire et intégrer le groupe des six qualifiables. « C’est un match qui entre dans le coeur des Parisiens. C’est un gros match, un tournant de la saison. On aura envie de gagner car on veut avancer au classement. Ils ne sont pas loin de nous. C’est surtout cela qui nous donne une grosse motivation », explique le deuxième ligne Pascal Papé.

Un atout pour l’Ile-de-France

La symbolique du derby, à savoir l’hégémonie régionale, ne semble pas au centre des prétentions. L’enjeu pour les deux clubs est ailleurs. Le Stade Français, après deux saisons moroses, ne pense qu’à retrouver son lustre d’antan et le Racing-Métro cherche à se construire, sur et en dehors du terrain, pour devenir un jour l’égal du Stade Toulousain.« C’est un match intéressant pour continuer à nous construire, explique le manager des Ciel et Blanc Pierre Berbizier, qui a une vision plus globale de cette rencontre. Vous le présentez en terme de suprématie. Mais la suprématie c’est le bilan de fin de saison. Nous avons besoin de ces deux équipes de haut niveau à Paris pour répondre à l’attente du bassin parisien. En terme de licenciés, c’est le comité qui a le plus de licenciés. Avec deux philosophies et deux démarches, le Racing et le Stade Français peuvent attirer des gens différents mais complémentaires pour l’intérêt du rugby ».

Les Sudistes ont l’habitude de dire que le rugby n’existe pas au nord de la Loire. Effectivement le derby francilien n’a pas encore la passion du derby basque, ni les mêmes excès. Mais il a le temps de grandir et prendra au fil des ans de l’épaisseur dans le rugby français. Sans aucun doute.

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